Les statistiques du DSCG

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Modifié le 30/12/2020
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Les statistiques du DSCG présentent les taux de réussite au DSCG mais également les taux de réussite à chacune des épreuves qui composent ce diplôme de master.

Statistiques du DSCG depuis 2008

Le tableau qui suit est basé sur le pourcentage des candidats présents qui ont obtenu une note > ou = à 10/20 - Données nationales.

session

ue1

ue2

ue3

ue4ue5ue6ue7ue8
202033403625686483-
201930314030674868-
201826293119614765-
201719513224644666-
201622272523574164-
201522201925684260-
201427251630434262-
20132951291452426176
20123932262347426066
2011163125961445975
20102110262461426561
20091329281835446770
20081612271234426365
moy2126241849365367

Extraits du rapport du jury du DSCG 2020

D'une manière générale, les sujets ont été jugés par les correcteurs en adéquation avec le référentiel du DSCG et permettant une bonne évaluation des candidats. Le niveau des candidats demeure toutefois encore trop faible sans doute lié à une préparation insuffisante des UE et/ou une maîtrise approximative des bases (DCG) et/ou une méthodologie de travail inadaptée aux épreuves. Il est rappelé notamment que la maitrise de l'ensemble des UE du DCG reste un prérequis pour aborder le DSCG.

Pour rappel, aucun point du programme du DSCG ne peut être considéré comme mineur et ce n'est pas parce qu'un point du programme n'a pas fait l'objet d'un sujet au cours des années antérieures qu'il ne pourra pas faire l'objet d'un futur sujet.

Le DSCG est un diplôme de niveau master et en tant que tel il exige que les candidats puissent démontrer qu'ils maîtrisent des compétences tout à la fois techniques, d'analyse, de synthèse et rédactionnelles de niveau master.

DSCG UE1 Gestion juridique, sociale et fiscale

A titre liminaire, on rappellera que la réforme des programmes a peu impacté le programme de l'UE1 dans la mesure où l'approche qui a été retenue initialement pour la définition du programme de cette UE au demeurant assez transversale repose sur la chronologie de la vie de l'entreprise.

Le sujet de l'UE1 : « Gestion juridique fiscale et sociale » comportait, selon une structure assez classique pour cette épreuve, quatre dossiers distincts et d'importance égale en termes de barème (5 points chacun), dossiers couvrant des volets très différents du programme.

Le premier dossier portait sur la transmission d'entreprise et plus spécifiquement la transmission à titre gratuit de l'entreprise, thème qui n'avait été que très rarement abordé dans les sujets des années antérieures. Les questions étaient très classiques et faisaient appel aux grands principes en matière de transmission à titre gratuit, principes à appliquer à un cas pratique simple et correspondant à une situation concrète tout aussi classique. Le deuxième dossier portait sur l'entreprise en difficulté et en particulier la procédure d'alerte et la procédure de conciliation. Au-delà de la connaissance des définitions, il était demandé aux candidats de s'interroger sur la mise en oeuvre de ces procédures dans une situation concrète. Le troisième dossier, à partir d'une situation pratique, abordait des questions touchant au droit des contrats et droit du financement. Enfin, le dernier dossier portait sur le droit des sociétés avec des prolongements dans le domaine du droit pénal des affaires.

Conseils pour la session 2021

Comme à chaque fois sur des questions juridiques et fiscales, il est souhaitable de toujours bien en revenir aux principes et aux règles puis de les appliquer au cas d'espèce. Cela explique en particulier pourquoi il est souvent demandé aux candidats de rappeler ou d'identifier la règle ou le principe puis ensuite de vérifier si les conditions d'application sont satisfaites au cas particulier. Il ne sert à rien de mémoriser des solutions techniques éparses ; il convient de préférer le raisonnement à partir des principes.

En cabinet, un client est aujourd'hui souvent capable de trouver par lui-même sur internet des solutions techniques ; le professionnel lui doit pouvoir l'aider à comprendre la raison d'être de cette solution, le raisonnement pour y aboutir et l'adéquation avec la situation qui est la sienne. Cette remarque d'ordre général doit pouvoir se retrouver notamment dans les copies et en particulier dans la manière de structurer les réponses.

Enfin, il est recommandé, comme pour chaque épreuve, de commencer par lire l'intégralité du sujet, annexes comprises, et ensuite de définir un programme de travail en s'y tenant. Le réflexe qui consiste à garder pour la fin ce que l'on sait faire est souvent contreproductif car le candidat se laisse gagner par le temps et finit par « bâcler » des parties de dossiers sur lesquelles il aurait pu maximiser les points.

DSCG UE2 Finance

Le sujet était composé de trois dossiers indépendants. Le dossier 1 concernait la création de valeur de la société BTP Plus et les modalités de financement pour une acquisition via un emprunt obligataire. Le second dossier concernait la gestion du risque de taux à partir d'un collar et de trésorerie avec l'utilisation d'un système de netting. Le troisième dossier était un dossier d'évaluation d'entreprise, portant sur une start-up.

La construction du sujet était différente par rapport aux années passées. La question de réflexion /cours qui concernait 25% du total des points du sujet a été enlevée, remplacée par des petites questions de cours insérées dans le corps du sujet. Le sujet n'introduisait pas de réelles nouveautés suite au changement de programme, hormis la question sur la blockchain.

Conseils pour la session 2021

Dans le contenu du rapport de session 2019, il avait été mentionné : « les nouveaux thèmes comme l'importance de l'extra-financier et de la gouvernance dans le diagnostic, la montée en puissance des innovations financières et technologiques (blockchain, Fintechs, ICO, etc.), l'impact de la crise financière de 2008 avec un poids grandissant de la règlementation financière, l'évaluation des patrimoines avec l'immobilier, etc. sont autant de points majeurs à prendre en compte à partir de 2020 ». Ces nouveaux thèmes doivent absolument être connus par les candidats car à l'ère de la digitalisation de la finance et de la prise en compte de l'impact environnemental, il n'est plus envisageable d'en faire l'impasse ou d'en ignorer l'impact.

DSCG UE3 Management et contrôle de gestion

Le sujet 2020 était conforme au programme avec l'intérêt d'être fondé sur l'étude du cas d'une forme d'entreprise contemporaine – une start-up – confrontée à une situation réelle – la gestion de la crise de la Covid-19 et ses impacts sur la stratégie et le management. Il était composé de deux dossiers. Le dossier 1 (diagnostic stratégique et préconisations stratégiques) était composé de trois sous-dossiers : le premier était un sujet de diagnostic stratégique ; le second concernait l'analyse des coûts, de la valeur et des tarifs des services de l'entreprise ; le troisième consistait en la formulation de préconisations stratégiques. Le dossier 2 (amélioration des processus et de leur pilotage) était composé de deux sous-dossiers : le premier portait sur l'amélioration des processus de l'entreprise ; le second concernait la construction d'un tableau de bord de pilotage des processus internes.

Le sujet était assez long avec notamment un nombre important de questions et d'annexes. Il visait ainsi à tester la capacité du candidat à bien gérer le temps de composition et, donc, de traitement des annexes. Le critère de bonne gestion du temps des analyses est devenu récurrent sur le sujet UE3, l'évolution du contrôle de gestion et du management l'imposant. Le sujet était similaire dans l'esprit à ceux des années antérieures.

Conseils pour la session 2021

Les thèmes contemporains du contrôle de gestion et du management comme l'importance de l'extra-financier, la montée en puissance des investissements immatériels et humains (compétences, organisation du travail, structure organisationnelle), la mise en oeuvre stratégique et la gestion du changement et des transformations, outre la maîtrise des calculs de coûts/performances fondamentaux, sont autant de points majeurs à continuer à prendre en compte. Également, la gestion de l'incertitude et des risques, la capacité à choisir une option la meilleure ou la moins mauvaise en termes de gestion parmi plusieurs possibles et à nourrir des décisions par des raisonnements fondés sur des hypothèses cohérentes et/ou des scénarios alternatifs, resteront privilégiés.

L'épreuve sera comme cette année plus axée sur une réflexion ancrée sur des cas réels et des méthodes d'analyse, d'innovation managériale et de changement organisationnel, que sur des calculs bruts et des définitions non contextualisées de théories des organisations. Les candidats à l'épreuve DSCG3, et le contexte de crise multidimensionnelle l'impose, doivent montrer une capacité de gestion de l'incertitude et d'aide à la décision dans un environnement déstabilisant car là réside l'attente des entreprises et des professionnels du contrôle de gestion.

DSCG UE4 Comptabilité et audit

Le sujet se composait de deux dossiers principaux couvrant les 4 grandes parties du programme de cette UE : les restructurations, les normes internationales (nouveauté du programme entrée en vigueur en 2020), les comptes de groupe et l'audit. Ces parties étaient regroupées dans deux dossiers :

  • Un dossier sur 15 points abordant les comptes consolidés en référentiel IFRS, une opération d'apport partiel d'actif et le traitement d'une opération en IFRS ;
  • Un dossier de 5 points relatif à l'audit. Ce dossier traitait notamment de la loi Pacte et de ses conséquences sur la mission du commissaire aux comptes.

Le niveau global des copies fait ressortir les faiblesses suivantes :

  • Des difficultés à déterminer un périmètre de consolidation (participations circulaires...) et à déterminer le pourcentage d'intérêt des participations ne donnant pas le contrôle ;
  • Une non-maîtrise des retraitements de consolidation ;
  • Un manque de méthodologie pour appréhender les retraitements de consolidation : si la présentation sous la forme de tableau n'est pas obligatoire, elle est très recommandée car elle permet de mieux appréhender l'écriture à comptabiliser. D'une manière générale, il est rappelé que tous les calculs doivent être détaillés et justifiés ;
  • Une non-maîtrise des écritures comptables en matière de restructuration ;
  • Une méconnaissance des nouveautés du programme que ce soit en audit (loi Pacte) ou en IFRS. C'est ainsi que la partie IFRS, nouveauté au programme 2020 a été très peu traitée. Pour autant, le rapport du jury pour la session 2019 soulignait le fait que pour la session de 2020, « les IFRS constituent une rubrique à part entière. [...]. Les candidats devront notamment maitriser la traduction comptable d'opérations en référentiel IFRS. »

Conseils pour la session 2021

Cette épreuve apparait globalement comme insuffisamment préparée par les candidats qui n'ont souvent qu'une connaissance trop approximative du programme. Il y a un écart de niveau important entre le DCG et le DSCG en matière comptable, avec des problématiques et des référentiels comptables complètement nouveaux (CRC 99-02 et IFRS) qu'il importe de maîtriser.

Il semble que les candidats aient toujours autant de mal à traiter dans le temps imparti les dossiers. Appréhender les calculs avec méthode (tout particulièrement en consolidation) peut faire gagner un temps précieux. Il peut être aussi opportun pour les candidats de commencer par les dossiers qu'ils maîtrisent le mieux. Enfin, il est de peu d'utilité d'apprendre par coeur des schémas d'écritures, il faut comprendre la logique des retraitements demandés.

DSCG UE5 Management des systèmes d'information

En cohérence avec la nouvelle maquette, cette épreuve 2020 était différente sur la forme et sur le fond. Elle montre une tendance qui devrait être celle des épreuves à venir c'est-à-dire une mise en contexte du candidat et sa confrontation à des problématiques et à des décisions liées au management des systèmes d'information en cabinet et/ou en organisation. Sur la forme, il n'y avait pas de dossiers abordant une thématique principale mais une vingtaine de questions notées de 0,5 points à 2 points avec une majorité de question à 1 point qui abordaient les premières semaines de la vie professionnelle d'un collaborateur en cabinet d'expertise comptable. Cette étude de cas s'attaquait en première partie d'épreuve, à des problématiques liées à la sécurité interne et externe du SI du cabinet, au rôle et missions du DPO en cabinet, au déploiement du RGPD au sein du cabinet et en clientèle, à la gestion des données personnelle puis, plus largement en seconde partie d'épreuve, à l'accompagnement et à l'information des personnels du cabinet suite à la migration vers un nouveau système d'information plus intégré et plus homogène – un ERP/PGI en mode SaaS – que l'ancien système qui était organisé autour de 3 silos applicatifs quasi étanches.

Cette répartition, cette diversité et cette fragmentation des questions demandait au candidat de bien repartir ses efforts, sa réflexion et de n'en privilégier aucune.

Sur le fond, le candidat devait se placer en situation au sein du cabinet CECL20 et aborder les questions de sécurité, de données et d'intégration du SI de façon suffisamment claire et pédagogique pour les restituer à ses propres collègues et supérieurs hiérarchiques au sein du cabinet. Les 20 questions demandaient au candidat de connaitre quelques informations réglementaires, des exemples de bonnes pratiques liées à la protection des données et des systèmes, du vocabulaire et des concepts liés au déploiement des ERP/PGI et à l'externalisation des SI en mode cloud computing ainsi que des aptitudes rédactionnelles et communicationnelles (questionnement des collaborateurs et supérieurs pour collecter et analyser des données sur leurs pratiques au sein du cabinet).

Cette épreuve 2020 est en cohérence avec son titre (MSI), les nouveaux programmes entrés en vigueur à la session 2020 et l'environnement de travail actuel des métiers du chiffre qui est largement impacté par la crise sanitaire (télétravail, partage de fichiers, connexion distante, sécurité et continuité de service, externalisation et informatique en nuage, contractualisation des prestataires et fournisseurs, etc.) c'est-à-dire plus centrée sur la réalité du management d'un système d'information (celui du cabinet CECL20) plutôt que sur la conception ex nihilo et l'implémentation de technologies et systèmes.

Conseils pour la session 2021

L'épreuve pour la prochaine session sera organisée selon un format similaire à celui de cette année. Il est rappelé que tous les points abordés dans le programme sont importants. S'ils figurent dans le programme c'est qu'ils ont un intérêt majeur dans le cadre professionnel.

DSCG UE6 Epreuve orale d'économie partiellement en anglais

Globalement cette nouvelle épreuve donne plutôt satisfaction avec une bonne préparation des candidats qui cernent mieux les attendus de l'épreuve. Les sujets ont été adaptés au niveau B2 attendu de l'épreuve sur les domaines définis par le programme mais sans rentrer dans une technicité excessive au regard du niveau B2 ciblé.

Conseils pour la session 2021

Quelques conseils peuvent être faits à l'attention des candidats qui devraient cibler leurs entraînements sur les activités langagières et, notamment, l'expression orale en continu et en interaction (en prenant en compte la compétence phonologique) outre la compréhension écrite.

Par ailleurs, beaucoup de candidats ont des difficultés à utiliser les auxiliaires modaux (she can to do/ we must to listen / she doesn't can to do it...) et les structures infinitives (avec négation). Enfin, ils sont encouragés à mieux maîtriser le vocabulaire spécifique courant de l'anglais des affaires.

Enfin, les candidats sont encouragés à mieux maîtriser le vocabulaire spécifique courant de l'anglais des affaires. Les candidats peuvent être interrogés sur des faits issus de l'actualité. A cette fin, lire régulièrement la presse anglo-saxonne ou écouter les nouvelles sur des chaînes de télévision ou de radio variées (BBC, BBC Wolrd, CNN, ABC...) peuvent être un bon moyen pour assimiler le vocabulaire de l'anglais des affaires, mais également renforcer la connaissance de l'actualité du monde anglo-saxon, et des cultures concernées.

DSCG UE7 Epreuve orale relations professionnelles

Il est rappelé aux candidats que cette épreuve s'appuie sur un mémoire de niveau master et non un rapport de stage. Le mémoire ne peut donc pas être uniquement le descriptif des activités réalisées ou d'un point étudié lors du stage. Les jurys ont également constaté que le niveau de français de certains candidats était faible (syntaxe, accords grammaticaux, orthographe). Cela est d'autant moins acceptable que le mémoire peut faire l'objet d'une relecture.

Le mémoire doit permettre au jury d'apprécier la capacité du candidat à définir une problématique de gestion spécifique, à utiliser les références théoriques et conceptuelles appropriées et à mettre en oeuvre une démarche méthodologique pertinente. Or, les jurys ont relevé la quasi-absence ou un manque de problématique, et que les démonstrations (quand elles existent) étaient lacunaires. Les candidats manquent également d'analyse et de recul par rapport au sujet. Ainsi, un nombre trop important de mémoires s'assimile plus à des rapports théoriques qu'à des réflexions sur des pratiques professionnelles. Il est à noter que le mémoire doit porter sur les pratiques en vigueur en France ou comparer les pratiques entre plusieurs pays. En revanche, un mémoire ne faisant référence qu'au droit marocain par exemple n'est pas recevable en tant que tel.

Enfin, il est important que le candidat cite correctement ses sources (bibliographie) et identifie clairement dans le mémoire les parties qui seraient issues de ces sources. Il est rappelé que le jury national sanctionne systématiquement le plagiat par une annulation de la session en cours et jusqu'à cinq ans d'interdiction de se présenter aux examens du DSCG.

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Frédéric Rocci
Fondateur de Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
Je suis avant tout un entrepreneur. Je cotoie et j'observe la profession comptable depuis plus de 20 ans. Rédacteur à mes heures perdues, j'affectionne plus particulièrement les sujets qui traitent des nouvelles technologies et du digital.
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