DSCG UE6 Anglais des affaires : programme et conseils

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L'épreuve d'anglais des affaires de DSCG remplace l'ancien oral d'économie se déroulant partiellement en anglais. C'est une épreuve orale de 30 minutes qui fait suite à 1 heure de préparation à l'aide des documents fournis.

Le niveau ciblé reste le niveau B2 comme pour le DCG.

Le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion comporte, depuis la session 2020, un oral d'anglais. C'est l'épreuve de DSCG 6 « Anglais des affaires ».

Le candidat fait un exposé de 15 minutes maximum avant de répondre aux questions pendant 15 minutes maximum. Selon la grille de notation, 6 points sont accordés pour l'exposé, 6 points pour l'interaction avec les examinateurs et 8 points sont accordés pour la maîtrise de la langue (source : manuel de DSCG 6 chez Dunod, page 316).

Une note de cadrage pour l'UE6 du DSCG apporte des informations complémentaires.

On y découvre ainsi que les aptitudes évaluées dans le cadre de cette épreuve sont les suivantes :

  • utiliser de façon pertinente les éléments principaux du support pour le synthétiser, attestant ainsi de la compréhension du document ; 
  • construire un exposé structuré à partir d'une problématique définie dans la consigne ;
  • s'exprimer de façon rigoureuse en anglais ;
  • défendre ses positions de façon argumentée ; 
  • mobiliser de façon pertinente un vocabulaire lié à l'anglais des affaires ;
  • intégrer à bon escient dans le discours les faits d'actualité.

Le programme de DSCG UE6 Anglais des affaires

Le programme de l'UE6 du DSCG est entièrement rédigé en anglais. Il comprend 7 grandes parties(thèmes du programme) dont :

  • la finance ;
  • la comptabilité et l'audit ;
  • la gouvernance des entreprises et la responsabilité sociétale (RSE) ;
  • les systèmes d'information et les nouvelles technologies ;
  • le management, les ressources humaines et la stratégie ;
  • la production ;
  • le marketing.

Chaque partie comprend plusieurs sous-thèmes et des notions à approfondir. À titre d'exemple, en comptabilité et audit, on peut citer les normes comptables avec les principes comptables, les utilisateurs de l'information comptable et financière, la présentation des états financiers, les éléments incorporels, etc.

Dans le cadre des systèmes d'information et des nouvelles technologies, il s'agira d'étudier les systèmes d'information, les outils du digital (big data, cloud computing...), la sécurité...

La partie sur la production oblige à étudier les capacités de production, la logistique, la qualité, les innovations.

Enfin, et ce sera notre dernier exemple, en finance, le programme aborde les banques et institutions financières avec la crise des subprimes, le capital-risque et les investissements dans les start-ups, les actions et parts sociales, les obligations, les dérivés, les marchés financiers, etc.


Télécharger le programme complet du DSCG Anglais des affaires au format PDF.

Les conseils du jury du DSCG pour se préparer à l'épreuve de DSCG UE6 Anglais des affaires

Les candidats doivent cibler leurs entraînements sur les activités langagières et, notamment, l'expression orale en continu et en interaction (en tenant compte de la compétence phonologique) outre la compréhension écrite.

Par ailleurs, la compétence de communication peut souvent encore être consolidée : pour l'exposé, la prestation orale exclut la lecture de notes intégralement rédigées, sauf, éventuellement, l'introduction, les transitions et la conclusion : cet impératif doit accompagner le candidat dès le début de sa préparation en loge. En ce qui concerne l'entretien, le caractère interactif de la prestation orale (geste, regard, prise en compte des interlocuteurs et de leurs propos, réactivité, etc.) peut également souvent être mieux pris en considération.

Les éléments non textuels du document support (tableau, graphique, etc.), lorsqu'il y en a, doivent être pris en compte par le candidat dans la synthèse du document. Lorsque ce n'est pas le cas, le jury est très souvent amené à y revenir lors de l'entretien.

On recommande à nouveau aux candidats de consolider leur maîtrise de certains outils grammaticaux comme – sans que cela soit exhaustif – les auxiliaires modaux (she can to do / we must to listen / she doesn't can to do it sont erronés) et les structures infinitives (avec négation), et on les encourage à renforcer leur maîtrise du vocabulaire spécifique courant de l'anglais des affaires et à s'assurer de la prononciation des termes assimilés.

Les candidats pouvant être interrogés sur des faits issus de l'actualité, lire régulièrement la presse anglo-saxonne et écouter les nouvelles sur des chaînes de télévision ou de radio variées facilement accessibles en ligne (BBC, BBC World, CNN, ABC, NPR News, etc.) peuvent être un bon moyen d'assimiler le vocabulaire de l'anglais des affaires, mais également de renforcer la connaissance de l'actualité du monde anglo-saxon, et des cultures concernées.

Un exposé en autonomie inférieur à 10 minutes ne permet généralement pas au candidat d'illustrer sa pleine maîtrise des aptitudes évaluées. C'est particulièrement le cas lorsque le commentaire structuré et argumenté est inférieur à 5 minutes, faute d'envisager la problématique proposée sous divers aspects, de construire une démonstration fondée sur une connaissance correcte des thèmes et notions au programme, ou d'intégrer des éléments d'actualité permettant d'illustrer de manière convaincante le propos. L'écueil inverse est le « placage de cours », qui élude la problématique précise donnée par le jury et ne prend pas en considération la spécificité du texte support, et mène à un hors-sujet partiel ou total.

Enfin, la note de 20 a été attribuée à plusieurs reprises, à des candidats qui, sans être bilingues, ont communiqué de manière fluide et efficace avec le jury, au service d'un propos structuré, argumenté et illustré, tant lors de l'exposé que de l'entretien. Ainsi, pour conclure sur cette note positive, les futurs candidats doivent être convaincus qu'une préparation régulière et sérieuse à l'épreuve, tenant compte des remarques formulées dans le présent rapport, leur permettra de démontrer leur maîtrise assurée des aptitudes évaluées.



Sandra Schmidt
Rédactrice sur Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
J'interviens sur Compta Online depuis 2007 et j'ai rejoint l'équipe en 2014. Mes articles abordent la comptabilité, la fiscalité, le droit social, les IFRS, mais aussi l'intelligence artificielle, la blockchain...