Entrepreneurs de la FrenchTech : qui sont-ils ?

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Modifié le 09/06/2017
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En octobre 2016, FrenchWeb a interrogé pas moins de 577 entrepreneurs et dirigeants de la French Tech. Cette dernière, née en 2013, est un label et une communauté visant à promouvoir et soutenir les nouvelles start-up tricolores.

L'objectif de cette vaste enquête : découvrir qui sont réellement les entrepreneurs de la French Tech, comment ils entreprennent et se financent et enfin quels sont leurs enjeux à l'aube de l'année 2017. Parmi les entrepreneurs interrogés, 40% ont créé leur start-up entre 2011 et 2014, 28% en 2015 ou 2016 et 22% avant 2011.

Parmi eux, 52% ont choisi de s'installer à Paris (63% dans la région Ile de France) ! Le deuxième foyer géographique de la FrenchTech est Bordeaux et sa région avec 8% d'entrepreneurs installés. On apprend également dans cette étude que la majorité des entreprises (19%) sont spécialisées en marketing, vente et communication.

Qui sont-ils ?



Portrait d'un entrepreneur

En moyenne, l'entrepreneur de la French Tech a 39,8 ans et est un homme dans 87% des cas. 73% ont au moins un BAC + 5 et question salaire, ils affirment s'être attribués 35 000¤ brut la première année d'existence de leur start-up. Après 7 ans en moyenne, ce salaire a fortement augmenté et passe à 89 500¤ ? brut par an parmi les personnes interrogées.

Son parcours

L'entrepreneur de la FrenchTech n'en est pas à son coup d'essai. En effet, 48% des sondés ont créé une entreprise par le passé (18% d'entre eux ont d'ailleurs créé plus de trois start-up !).

Il est également important de mentionner que pour 45% d'entre eux, l'entrepreneuriat est une évidence car ils connaissent au moins un entrepreneur dans leur environnement familial. Se lancer et créer sa start-up est une aventure risquée, avoir des figures emblématiques et des exemples dans son cercle personnel est une bonne manière d'avancer sereinement. Cette raison explique peut-être la faible proportion de femmes parmi ces entrepreneurs : le manque de figures féminines ne rassure pas forcément les potentielles intéressées.

80% des sondés sont autodidactes sur les techniques digitales. Ce chiffre conséquent prouve que tout le monde peut y arriver avec de la volonté !

Toutefois, 41% des entrepreneurs interrogés sont diplômés d'une école de commerce : des prérequis en commerce, marketing ou finance sont donc considérés comme avantageux. Le désir d'entreprendre est également certainement plus fort chez ces diplômés.

Ses recommandations

Si vous souhaitez également entreprendre, ces quelques lignes pourraient vous intéresser.

Sachez que 29% des sondés ont créé leur entreprise entre 25 et 29 ans : il s'agit de la tranche d'âge majoritaire. Toutefois, 34% recommandent de se lancer dans l'entrepreneuriat dans ces quatre années. Pourquoi ? Entre la fin de ses études et 30 ans, tout est possible, c'est le meilleur moment pour saisir sa chance...même si elle s'avère risquée ! En effet, fraîchement diplômés, plein d'ambition, la majorité des professionnels ne sont ni mariés, ni parents et souvent géographiquement mobiles, il est donc plus aisé de se lancer dans une aventure incertaine quitte à revenir vers un schéma plus classique si leur start-up ne se maintient pas en vie après les premiers mois ou années.

76% des sondés pensent que la qualité principale est la persévérance, 56% la capacité à détecter les opportunités. Travaillez donc dès maintenant le premier élément et restez disponible pour le second.

Comment entreprennent-ils ?

Plus d'un tiers des entrepreneurs interrogés (32%) ont créé leur start-up seuls, un autre tiers ont monté leur projet avec un associé, le tiers restant avec plusieurs associés (33% des associés sont des amis, 33% des relations professionnelles antérieures).

Les schémas sont donc variés et il n'existe pas de meilleure solution. Monter son entreprise avec des collègues ou amis est intéressant à condition de se préparer à travailler ensemble et à respecter les positions de chacun.

Ce qui les rassemble ? Leur motivations principales : l'autonomie et l'indépendance dans 59% des cas.

64% ont commencé à entreprendre à leur domicile mais 49% recommandent de débuter leur activité dans un espace de coworking et 45% dans un incubateur afin d'évoluer dans un environnement dynamique, de rencontrer et échanger avec des entrepreneurs et de conserver deux espaces distincts pour séparer plus aisément vie privée et vie professionnelle.

Comment se financent-ils ?

La quasi totalité des sondés (92%) ont investi leurs propres économies dans le projet (26% moins de 5 000¤).

Les autres moyens de financement sont variés : 35% ont également bénéficié du soutien d'un organisme public (Bpi France, France Initiatives...), 29% ont été soutenus par des business angels. Parmi eux, 37% ont reçu plus de 300 000¤ ! D'autre part, 26% ont fait appel à leurs proches, 19% ont effectué un emprunt bancaire et enfin 3% ont décidé d'avoir recours à une campagne de crowdfunding.

Quels sont leurs principaux enjeux ?

Alors que ce sondage s'est déroulé en octobre 2016, 87% des personnes interrogés ont prédit que l'année 2017 serait meilleure que 2016 pour leur entreprise. Pour cette nouvelle année, 74% estiment que leur enjeu principal est d'accélérer la croissance, 23% de développer leur business model.

Enfin, 81% estiment que l'élément essentiel pour que cela fonctionne est de recruter les bonnes compétences. L'humain a plus que jamais sa place dans l'entrepreneuriat !

Vous vous reconnaissez dans ce portrait ? Parfait, vous êtes prêts à vous lancer dans cette belle aventure ! Vous ne vous reconnaissez pas ? Encore mieux, vous êtes désormais aptes à contourner les codes en vigueur et à prouver que votre sexe, votre lieu de résidence, vos études ou votre environnement ne seront pas un frein pour vous lancer dans le rêve de votre vie : l'entrepreneuriat !

Plus d'infos

Téléchargez l'étude de Frenchweb.fr : Entrepreneurs de la Tech : qui sont-ils ?

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Sarah Gillot est Chef de Projet Online Marketing pour Makerist - start-up à Berlin - afin de développer le marché français.