Une profession innovante au niveau RH et organisation du travail

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Le syndicat IFEC a réalisé une enquête RH et organisation du travail de la profession. Selon leurs résultats, ils déclarent que le secteur est innovant techniquement, innovant en management et que la profession résiste bien à la crise sanitaire.

Les répondants sont 40% dans un cabinet de moins de 10 personnes, 45% dans un cabinet de moins de 100 personnes et 15% dans un cabinet de plus de 100 personnes.

53% d'entre eux sont des experts-comptables et/ou des commissaires aux comptes et 47% de la profession libérale.

Lire aussi : Experts-comptables : difficultés, management et retour du confinement

Mise en place au début de la crise sanitaire

Une très grande majorité des répondants indiquent que le cabinet a mis en place le télétravail pendant la crise. Le personnel administratif a télétravaillé à hauteur de 65%. L'expertise comptable, le commissariat aux comptes, le social et la paie, le juridique et le conseil ont télétravaillé en moyenne à 80%.

Dans les différentes tailles de cabinets, la transition au télétravail avait déjà été faite avant la crise sanitaire dans 80% des cas (VPN, connexions à distance, dossiers dématérialisés).

« Les quelques difficultés rencontrées sont le plus souvent liées aux problèmes d'équipement informatique des équipes ou au retard des commandes de matériel informatique engendré par la hausse de demande pendant la crise. Par ailleurs, les difficultés du passage au télétravail sont plutôt liées aux problèmes d'adaptation et de préparation des clients ».

Les outils de communication ont été principalement le téléphone et les outils de visio (Teams, Zoom ou Skype).

La clef électronique la plus utilisée a été Jesignexpert.com, pour 60% d'entre eux.

La formation des collaborateurs pendant la crise sanitaire

En télétravail, les cabinets ont dû s'adapter pour répondre au besoin de formation. Les formations en présentiel n'étaient plus envisageables pendant le confinement et les événements ont tous été annulés jusqu'à cet été.

54% des répondants n'ont pas été en mesure de respecter le plan de formation des équipes pendant la crise.

Pour les autres, les webinaires ont été les plus suivis ainsi que la formation à distance et l'autoformation. 84% ont participé à des webinaires organisés par les instances professionnelles et 92% souhaitent continuer à bénéficier de ce format de formation à distance pour d'autres thématiques.

Les webinaires de courte durée seraient à privilégier, c'est l'élément qui est ressorti de cette enquête. Le format de 1h à 2h paraît le plus intéressant.

Lire aussi : Les avantages de la formation continue

Conséquences et prospectives

23% estiment une baisse d'activité de moins de 10% après la crise sanitaire et 19% pensent obtenir une hausse de leur activité de plus de 10%. Ce qui correspond à une équivalence quasi identique entre ceux qui estiment une hausse et ceux qui estiment une baisse de l'activité.

Toutefois, 79% des cabinets de plus 100 personnes anticipent une baisse d'activité, contre 40% des cabinets de moins de 100 personnes.

58% des répondants ont un arrêt des missions ou des activités. Les missions de CAC, de conseil par exemple. Le frein à la facturation est dû au fait que les cabinets ont voulu se sentir solidaires avec leurs clients et qu'ils sentaient difficilement facturer des prestations pendant cette crise.

75% des personnes interrogées ont connu une accélération du processus de dématérialisation des dossiers de travail.

Les principaux changements suite à la crise : 49% souhaitent dématérialiser les notes de frais, 68% souhaitent dématérialiser la facturation client, 43% pensent à réduire les frais de déplacement.

64% songent à l'intérêt du télétravail et envisagent de continuer à le proposer au sein du cabinet, même si cette méthode de travail est variable selon les collaborateurs concernant la productivité

69% ont versé ou comptent verser une prime ou une indemnité aux collaborateurs suite à la crise, 59% envisagent la prime Macron.

Pour ce qui est de la rémunération, 57% vont maintenir leur politique de rémunération des années précédentes.

Lire aussi : Rémunérations : baisse des salaires et des primes après la crise ?

52% envisagent de maintenir le rythme d'embauches et de sorties des années précédentes, 17% envisagent de diminuer les embauches et 16% sont en réflexion sur la recherche de profils spécifiques.

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Adeline Rocci
Rédactrice sur Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
Je suis passionnée par les ressources humaines et la vie en entreprise, thématiques de prédilection que je traite sur mes articles.
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