*Turnover important dans l'expertise comptable : état des lieux et solutions
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Turnover important dans l'expertise comptable : état des lieux et solutions

69% des professionnels en cabinet restent à l'écoute du marché
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Modifié le 26/10/2020
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Malgré la crise, le turnover reste important dans les cabinets d'audit et d'expertise comptable. Dans ce contexte inédit, l'étude de FedFinance « Le turnover en cabinet » a cherché à savoir comment les collaborateurs envisagent leur avenir au sein de leur structure et si leur désir de mobilité s'était accru depuis l'an dernier.

Il est important de recruter de bons profils qui correspondent aux profils recherchés. Et fidéliser les collaborateurs est également un très gros travail qu'il ne faut pas négliger. Le turnover est un problème dans les entreprises car il engendre de nombreux coûts.

FedFinance fait un état des lieux de ce turnover inquiétant et indique des solutions pour que les collaborateurs soient fidélisés.

 

État des lieux de ce turnover significatif

Le principal impact d'un turnover élevé en cabinet est unanime du côté des candidats et des recruteurs. 61% des répondants déclarent que le turnover est dû à un sentiment d'insatisfaction lié à une organisation interne instable.

71% des recruteurs savent que les cabinets d'expertise comptable souffrent d'un déficit d'attractivité par rapport à d'autres secteurs d'activité et les candidats sont pourtant 59% à considérer que les cabinets ne mesurent pas leur satisfaction. De leur côté, les recruteurs estiment à 74% qu'ils font le nécessaire dans leurs cabinets.

Plus de 8 recruteurs sur 10 sont convaincus qu'une démarche « marque employeur » pourrait contribuer à redorer le blason des cabinets, en mal de notoriété comparativement aux entreprises.

Peut-être une répercussion, mais bien qu'ils soient en poste, 69% des répondants candidats confient rester ouverts et à l'écoute du marché pour des opportunités professionnelles. Et ils sont 51% à avoir passé un ou plusieurs entretiens d'embauche dans les 12 derniers mois.

L'étude de l'an passé indiquait qu'ils étaient 76%. Cette baisse cette année est probablement dû au confinement qui a gelé les recrutements pendant un certain temps.

« Le déconfinement a créé des opportunités de marché (rachats de clientèle, hausse d'activité sectorielle...). Ces nouveaux projets nécessitent inéluctablement de nouvelles ressources et nous constatons un accroissement des demandes de profils expérimentés sans précédent », précise Antony Laplagne, Consultant Fed Finance.

Un autre constat. 52% des candidats interrogés estiment que rien n'a été mis en place au sein de leur cabinet pour limiter le départ des collaborateurs, ils étaient 80% l'année dernière. En face, 91% des recruteurs estiment faire le nécessaire pour limiter le turnover, contre 75% l'an passé. Les réponses sont diamétralement opposées, encore plus impressionnante cette année, et c'est là que se pose la question de la perception des efforts et des faits concrets.

 

Comment les cabinets peuvent fidéliser leurs collaborateurs ?

Parmi les candidats qui ont répondu positivement à la question précédente sur les efforts de leur cabinet pour limiter le turnover, certains aspects d'amélioration ont été évoqués.

En première position, vient la flexibilité des horaires pour 25%. Ensuite l'organisation de travail/autonomie/télétravail est important pour 23%. Puis 20% évoquent le cursus de formation.

La fidélisation passe également par l'adaptation aux situations. Cette année, le confinement a pris de cours de nombreux cabinets en termes d'organisation de travail. 98% des cabinets ont mis en place le télétravail et 71% le management à distance.

24% des candidats interrogés pensent que certaines adaptations seront conservées à la sortie de la crise sanitaire et ils sont 35% à ne pas se prononcer pour le moment.

Pendant le confinement, les candidats estiment à 49% que leurs supérieurs hiérarchiques ont accordé une importante particulière à l'heure à laquelle ils les contactaient. 72% des recruteurs répondent qu'ils ont été vigilants.

« Dans un contexte où la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle n'a jamais été aussi étroite, cette différence de perception amène à se questionner sur le respect du droit à la déconnexion en télétravail ».

Adeline Rocci

Adeline Rocci
Rédactrice sur Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
Je suis passionnée par les ressources humaines et la vie en entreprise, thématiques de prédilection que je traite sur mes articles.
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