*Soutenons les forces vives de l'économie !
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Soutenons les forces vives de l'économie !

Un plan d'urgence doit être adopté rapidement pour traverser ensemble cette nouvelle épreuve pour l'économie de notre pays
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La deuxième vague de la covid19 a contraint le gouvernement à faire le choix d'un nouveau confinement d'une durée encore inconnue.

Si l'on sentait lors du premier confinement la résilience des entreprises et l'envie de se battre, beaucoup de chefs d'entreprises sont, cette fois, profondément abattus, démoralisés et s'inquiètent légitimement sur les moyens qui leur permettront non seulement de tenir au niveau de leur entreprise mais aussi de maintenir un minimum de revenus pour eux-mêmes et leurs familles.

Le plan de soutien en cours de déploiement devrait permettre de maintenir à flot de nombreux artisans, commerçants, TPE et PME grâce à l'aide pouvant atteindre 10 000¤ par mois qu'on espère d'application large et sans conditions trop strictes. Cependant, l'effort à faire sur leur rémunération atteint désormais la limite de consommation de leur épargne personnelle.

Alors que les fonctionnaires, les salariés, les demandeurs d'emplois, les auto-entrepreneurs avec le fonds de solidarité de 1 500¤ peuvent continuer à percevoir une rémunération, beaucoup de dirigeants d'entreprises sont désormais sans ressources. Les crédits personnels, leurs loyers, leurs dépenses alimentaires n'ont pas baissés ! Les appels à ne pas respecter le confinement se font plus nombreux tant cette catégorie de nos concitoyens préfère largement la liberté de travail à la perception d'une aide financière assise sur la solidarité nationale.

Il n'y a plus d'autres choix, sauf à mettre à genoux les forces vives de notre pays, ceux qui travaillent et crée de l'activité, de la richesse et de l'emploi que d'élargir le dispositif de l'activité partielle aux dirigeants d'entreprises, assimilés salariés ou TNS, selon les mêmes modalités que pour les salariés.

Ainsi, toute entreprise contrainte de fermer ou dont l'activité à subit une baisse d'au moins 50% doit voir son dirigeant éligible à l'activité partielle.

Cet effort financier de solidarité est un investissement pour la reprise post-covid19. Elle marque l'attachement de la nation aux entrepreneurs qui risquent leur patrimoine, collectent et acquittent taxes et impôts sans filets de sécurités. Il ne s'agit pas d'introduire un nouveau droit au chômage pour les dirigeants mais bien de contrebalancer l'interdiction dans les faits de la liberté de travailler.

En tant qu'expert-comptable, au plus près des préoccupations de nos clients chef d'entreprises, nous sentons tous que cette deuxième période de confinement entrainera dans le désespoir, dans la faillite et dans la désespérance financière trop d'entrepreneurs. Leur moral est au plus bas, leur énergie est épuisée, l'envie de tout abandonner devient de plus en plus prégnante.

Un plan d'urgence doit être adopté rapidement pour traverser ensemble, toutes catégorie confondue, cette nouvelle épreuve pour l'économie de notre pays en ne laissant personne au bord de la route, quoi qu'il en coûte !


Une tribune co-écrite par :

Laurent BenoudizLionel CanesiOdile Dubreuil
Laurent Benoudiz
Président de l'Ordre des experts-comptables de Paris Ile-de-France
Lionel Canesi
Président de l'Ordre des experts-comptables de PACA
Odile Dubreuil
Président de l'Ordre des experts-comptables Rhône-Alpes

 

Pierre GirouxGuy de SimoneHubert Tondeur
Pierre Giroux 
Président de l'Ordre des experts-comptables Picardie
Guy de Simone 
Président de l'Ordre des experts-comptables Corse
Hubert Tondeur
Président de l'Ordre des experts-comptables des Hauts-de-France
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