Représenter les candidats au DCG et DSCG et promouvoir la filière

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Le report des examens de DCG pour la session 2020 et la communication autour des nouvelles modalités de passage des examens et de validation du diplôme sont à l'origine de la création de l'ANEDCS.

Elle doit permettre aux candidats au DCG et DSCG de s'exprimer et de faire remonter des propositions.

L'association est très jeune et vient tout juste d'être créée. Elle se met en place progressivement pour représenter les étudiants de DCG et DSCG et faire entendre leur voix.

Son principal objectif : faire connaître la filière et remonter des informations aux instances ou au ministère.

Quelques semaines après sa création, de nombreuses demandes ont déjà été faites par les étudiants et un questionnaire a été mis en ligne.

Si l'association n'est pas un syndicat d'étudiants et n'a pas le même objectif, elle représente une belle opportunité pour les candidats.

Témoignages de Justine, Nathan et Wafae pour qui « l'association qui vient d'être lancée est un projet ambitieux, elle doit encore prendre ses marques et s'implanter ».

Pourquoi et comment avez-vous créé votre association ? 

Justine : L'association est partie de ma volonté de connaître les associations qui pouvaient représenter les étudiants de DCG et d'un tweet de Nathan qui en proposait la création.

Nous avons commencé à deux avant d'être rejoints par d'autres personnes intéressées via des visioconférences pour monter le bureau et le reste du projet.

Le premier objectif de l'association est de promouvoir la filière qui n'est pas connue du tout par rapport au BTS. Elle oblige souvent les étudiants à expliquer ce que sont les diplômes de la filière de l'expertise comptable.

Le second objectif est la mise en relation des étudiants avec les experts-comptables et les autres professionnels.

Nathan : Je suis totalement d'accord avec ce qui a été dit. J'aimerais simplement ajouter qu'il s'agit de représenter les étudiants et de devenir un intermédiaire avec les instances.

Wafae : Durant la période de crise sanitaire, personne n'était présent pour représenter les étudiants de DCG. Chacun parlait un peu dans son coin sans réelle remontée d'informations.

Le contrôle continu est une nouveauté qui a beaucoup fait réagir les étudiants. Qu'en pensez-vous ?

Nathan : Le contrôle continu n'en est pas réellement un. Il ne ressemble pas à celui du baccalauréat et du BTS. Initialement, dans notre esprit et dans celui de beaucoup d'étudiants, le contrôle continu devait tenir compte des notes et moyennes de l'année.

Le fait qu'il s'agisse d'une simple validation du diplôme limite les possibilités.

Je suis personnellement pour le contrôle continu mais ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. Nous avons tenté de recueillir les avis des candidats via un questionnaire. La majorité était pour le véritable contrôle continu.

Wafae : Les quelques candidats libres que nous avons pu interroger dans le cadre de notre questionnaire ont majoritairement répondu contre ce contrôle continu. Il ne les met pas en position de valider le diplôme par ce biais. Ils sont malheureusement trop peu nombreux dans l'échantillon.

Les informations obtenues jusqu'ici semblent indiquer que la validation du diplôme se fera par les compétences et non par les notes et que des éléments de la vie privée peuvent aussi être pris en compte.

Ces activités extrascolaires doivent permettre de compenser certaines compétences qui n'auraient pas été acquises autrement.

Notre inquiétude porte désormais sur la valeur du DCG obtenu à la session 2020 sur le marché du travail.

Une réunion confidentielle a lieu tous les vendredis entre la présidente du jury et les professeurs de DCG. Avez-vous pu obtenir des informations ? Si oui, lesquelles ?

Justine : Nous avons réussi à obtenir des informations par le biais d'étudiants sur les réseaux sociaux. Certaines informations sont confidentielles et ne peuvent être communiquées.

Les informations obtenues concernent par exemple la durée du stage qui est réduite.

Les étudiants vont sans doute devoir remplir un livret pour indiquer un certain nombre d'activités extrascolaires (bénévolat etc.).

Nous avons aussi eu l'occasion de consulter la nouvelle grille de notation du rapport de stage.

Des voix s'élèvent pour rappeler le manque de communication autour des nouvelles modalités d'organisation du DCG 2020. Qu'en pensez-vous ?

Justine : Nous trouvons dommage ce manque de communication par les sites institutionnels. Certaines informations ont été transmises pour la première fois via un podcast réalisé avec le concours de la présidente du jury du DCG. Ces informations n'avaient pas été transmises par les sites institutionnels.

Nathan : Malgré les inquiétudes que ce manque de communication engendre nous comprenons parfaitement qu'il s'agit d'une situation qui reste exceptionnelle et qu'il n'est pas facile de mettre les choses en place.

Nous avons tous tendance à attendre des informations trop rapidement.

Les réactions sur les réseaux sociaux ne sont peut être pas étrangères à la fourniture d'informations au compte-gouttes, au fur et à mesure de la prise de décision. Nous le comprenons.

Wafae : Nous ne nous attendions pas forcément à obtenir toutes les réponses tout de suite. Un message rassurant pour indiquer que les étudiants de DCG n'ont pas été oubliés aurait pu suffire. À chacune de nos questions, on nous a renvoyé vers le communiqué officiel qui ne contenait pas toutes les réponses.

Et même dans le cadre d'un live organisé par les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, nous avons été nombreux à poser des questions pour le DCG. Nous n'avons pas eu de réponse, même pas pour indiquer que les décisions n'avaient pas encore été prises. C'est dommage.

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Sandra Schmidt
Rédactrice sur Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
J'interviens sur Compta Online depuis 2007 et j'ai rejoint l'équipe en 2014. Mes articles abordent la comptabilité, la fiscalité, le droit social, les IFRS, mais aussi l'intelligence artificielle, la blockchain...
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