Il faut absolument disposer d'un document validant cette compensation traduite dans les écritures. Pourquoi, me direz-vous, puisqu'elle est de droit ? Pour la raison suivante : si pour une raison quelconque l'un des débiteurs (A) tarde à passer les écritures, puis s'il dépose son bilan, l'administrateur judiciaire va constater que (B) doit une somme à (A), même si (A) doit une somme à (B). Or, (B) ayant, lui, passé les écritures va se croire quitte vis à vis de (A). Donc, (B) ne va pas produire de créance dans les délais. Mais l'administrateur, lui, réclamera la somme "due" par (B) et il l'obtiendra judiciairement, malgré la bonne foi de (B). Et (B) n'obtiendra rien de (A) puisque (A) n'aura plus rien en caisse !...
Alors qu'avec un document validant l'accord des parties, l'admnistrateur ne pourra rien faire.
Histoire régulièrement vécue dans les prétoires.

--------------------
Gilou