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Limites des procédures analytiques

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Ecrit le : 16/06/2012 09:06 par Dam-s
Bonjour

Je réalise un mémoire centré sur la NEP 520 Procédure analytique
Et je suis entrain de me poser la question si j'ai bien identifier les limites de cette méthode.

- Risque de non détection

- Approximation du résultat

- Qualité de l'information pour réaliser le test

- La non permanence des méthodes comptables

- Ne couvre pas l'ensemble des assertions d'audit

- Ne permet pas d'analyser les variations inattendues

Merci de donner votre avis.

Re: Limites des procédures analytiques

Ecrit le : 16/06/2012 13:48 par Pierce
Message édité le 16/06/2012 14:10 par Pierce
Bonjour,

Je dirais notamment ceci: les procédures analytiques peuvent ne pas mettre en évidence des variations importantes, éventuellement synonymes de problèmes, alors qu'en réalité des anomalies significatives existent.

Pour ton mémoire, je te propose (si tu ne l'as pas déjà fait) d'aller à cette adresse :
http://www.crcc-grenoble.fr/uploads/documents/2011-08-25_NI_VIII_Procedures_analytiques.pdf

Voici ce qu'il faut retenir de cette note:

Page 13:

"L'utilisation de ratios trop généraux ne permet pas de fournir une information pertinente. Par exemple, la comparaison dans le temps du taux de marge brute global peut induire en erreur si on ne tient pas compte de l évolution du poids respectif des différentes activités de l entité.
Néanmoins, cette approche peut permettre de corroborer d autres informations obtenues par d autres procédures d audit.
L'analyse des principaux ratios, dans certaines entités, peut par ailleurs, se révéler peu pertinente, notamment dans un certain nombre d entités du secteur public ou non marchand (structures à but non lucratif) dans lesquelles il peut n exister qu une faible relation entre les revenus et les coûts par exemple.
Les données externes, à des fins de comparaison, ne sont quant à elle pas toujours disponibles.
Il est tout à fait possible que les procédures analytiques ne mettent pas en évidence des variations importantes, sources de problèmes, alors qu en réalité des anomalies significatives existent."

Pages 30,31,32 :

La revue de vraisemblance "permet au commissaire aux comptes de détecter des anomalies éventuelles, mais à elle seule, ne permet pas de valider un solde ou un document comptable".

Sur la comparaison de données absolues:

"Ces analyses comparatives doivent être utilisées avec mesure notamment pour les
raisons suivantes :
- leur utilisation suppose une cohérence entre les positions d une période à une autre ;
- la pertinence de la comparaison avec un budget suppose que ce dernier soit établi
avec réalisme. Cela suppose aussi, que les affectations budgétées soient respectées
(immobilisations financées en crédit bail plutôt qu en acquisition par exemple) ;
-les données issues des entreprises du même secteur ne sont pas nécessairement établies suivant les mêmes principes comptables que ceux de l entité auditée.
ni de dire qu il ne contient pas d anomalie."

Sur la comparaison de données relatives (ratios):

"La technique des ratios est relativement plus précise que les autres techniques dans la mesure où elle fait référence à des données obtenues de manière indépendante. Néanmoins, elle comporte certaines limites qui tiennent notamment à :
- la difficulté de définir les relations réelles qui existent entre deux données de l entité
(plus l entité est complexe, plus les facteurs susceptibles de modifier cette corrélation
sont nombreux) ;
- l impossibilité pour le commissaire aux comptes de trouver une explication à une
variation anormale si les termes du ratio sont trop larges ;
- la nécessité de bien connaître l entité et son activité pour pouvoir détecter les
absences anormales de variation."

Cordialement
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