La profession comptable: une promesse d'avenir

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Modifié le 08/09/2014
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"La profession comptable : une profession d'avenir" est le thème d'une conférence qui s'est tenue en même temps que les universités d'été du CROEC de Paris Ile de France.

Cette conférence, davantage destinée à un public d'étudiants et d'enseignants, a été organisée autour de plusieurs tables rondes. Chaque table ronde comportait le témoignage d'experts-comptables et de commissaires aux comptes sur différents aspects de leurs professions respectives.

La conférence s'est terminée sur une allocution de trois présidents de conseils régionaux :

  • Julien Tokarz pour nos partenaires du CROEC de Paris Ile de France ;
  • Patrick Rolland de la CRCC de Versailles ;
  • Didier-Yves Racapé de la CRCC de Paris.

On y apprenait ainsi que la profession, dont la pyramide des âges est particulièrement déséquilibrée, était à la recherche de nombreux talents mais ce n'est pas tout.

La profession est aussi en pleine mutation pour diverses raisons et les futurs talents ne ressembleront peut-être plus aux professionnels qui transmettront leurs cabinets dans les années à venir.

La recherche de nouveaux talents



La pyramide des âges et l'ouverture de la profession

Le fait que la génération dite du baby boom arrive peu à peu à l'âge de la retraite signifie que beaucoup de cabinets seront à vendre dans les prochaines années.

De plus, la profession n'accueille pas uniquement des personnes de la filière dite de l'expertise comptable. Elle accueille des personnes de tous horizons (BTS, masters universitaires, écoles de commerce) et de toutes conditions sociales.

En ce sens, le filière est l'une des rares qui peut encore se targuer de jouer le rôle de ce que l'on appelle l'ascenseur social.

L'évolution du métier d'expert-comptable

Actuellement, 80 à 85% des missions concernent encore ce que l'on appelle le coeur du métier d'expert-comptable, c'est à dire la tenue des comptes.

Mais les évolutions technologiques aidant, ces missions ne seront peut-être plus effectuées par les experts-comptables. Les logiciels de production assistée par ordinateur, qui passent les écritures à partir d'une image de la facture pourraient, à terme, prendre le relais.

L'expert-comptable devra alors se concentrer sur tout ce qu'il est possible de faire avec cette matière première : tableaux de bord, conseil et surtout, penser davantage comme un chef d'entreprise.

Car l'expert-comptable a un capital confiance important auprès des tribunaux notamment.

Enfin, de plus en plus d'experts-comptables, d'auditeurs légaux et de cabinets créent des réseaux afin de pouvoir proposer le maximum de compétences. Les professionnels de ces réseaux travaillent alors ensemble, chacun en fonction de ses compétences propres.

Quelques exemples de nouvelles missions

Les experts-comptables et les cabinets se spécialisent. De nouvelles missions spécifiques, qui nécessitent une lettre de mission particulière (le contrat entre l'expert-comptable et son client), viennent s'ajouter aux missions traditionnelles.

En voici quelques exemples :

Qu'attend-on du jeune professionnel ?

Le futur professionnel aura beaucoup à apprendre au début de sa carrière. Trois années sont à peu près ce qu'il faut pour être autonome sur les missions classiques et pour pouvoir envisager une spécialisation dans un domaine de son choix.

Car ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un étudiant qui entre dans la vie active n'en est qu'au début de son apprentissage. Cela s'explique par le fait que l'apprentissage théorique est certes nécessaire, mais pas suffisant. Dans certaines situations, la théorie et la pratique n'ont parfois plus grand chose à voir l'une avec l'autre.

Mais une fois cette autonomie acquise, le jeune professionnel devra, de plus en plus souvent, acquérir des compétences en management afin de pouvoir gérer une équipe. C'est le rôle des chefs de mission.

C'est pour toutes ces raisons et en fonction du projet professionnel de l'ancien étudiant, que l'apprentissage de la pratique commence souvent en cabinet (considéré à raison comme étant très formateur).

La spécialisation à partir de trois à cinq ans permettra aussi au jeune professionnel d'acquérir de nouvelles compétences et de vendre des missions différentes.

C'est pour cela que le choix du premier cabinet ou entreprise est très important et doit correspondre au projet professionnel et aux objectifs que l'on se fixe.

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Sandra Schmidt
Rédactrice sur Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
J'interviens sur Compta Online depuis 2007 et j'ai rejoint l'équipe en 2014. Mes articles abordent la comptabilité, la fiscalité, le droit social, les IFRS, mais aussi l'intelligence artificielle, la blockchain...
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