Jean-Luc Flabeau, rapporteur général : « Avec ce format hybride, nous préparons les congrès des années à venir »

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Le 76e Congrès de l'Ordre des experts-comptables se tiendra pour la première fois dans un format hybride, à la fois physiquement à Bordeaux et sur le web, avec une offre de contenu spécifique.

Jean-Luc Flabeau, rapporteur général du Congrès, et Lionel Canesi, président du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables (CSOEC), détaillent l'organisation de ce dispositif.

A qui s'adresse la thématique du Congrès, « l'expert-comptable au coeur de la relance » ? Aux experts-comptables ou à leurs clients ?


Lionel Canesi

Il y a un enjeu sociétal très fort dans cette sortie de crise : la relance de notre économie. En tant qu'experts-comptables, nous sommes les économistes du quotidien, fiers d'accompagner près de 3 millions de TPE et PME. Et effectivement, la thématique de cette année s'adresse donc à la fois aux experts-comptables, qui doivent accompagner la relance de leurs clients, et à notre environnement, entreprises et politiques. Le message est simple « Vous pouvez compter sur nous pour écrire cette nouvelle page ». Nous avons d'ailleurs déjà fait la preuve de cet engagement, avec la publication de nos 50 propositions, dont une quinzaine déjà reprises par le gouvernement.


Jean-Luc Flabeau

Experts-comptables et entreprises sont indissociables. Après la phase de soutien, nous ouvrons celle de la relance, dans laquelle nous nous montrerons tout aussi présents.

Le format hybride de ce 76e Congrès sera-t-il le standard des prochaines éditions ?


Jean-Luc Flabeau

Ce format a été imaginé, bien entendu, compte tenu des contraintes sanitaires, car nous sommes toujours dans une phase de crise. Il y aura d'ailleurs une jauge à respecter, probablement de 4 500 personnes, mais qui peut évoluer à la hausse ou à la baisse d'ici le mois d'octobre.

C'est aussi un format d'avenir, qui permet de toucher une population nouvelle. C'est donc un travail particulièrement lourd cette année pour les équipes, mais c'est aussi un investissement, car nous posons les fondations des congrès des années suivantes. 

Pouvez-vous nous en dire davantage sur l'offre à distance ?


Lionel Canesi

Contrairement à l'année dernière, nous ne prévoyons pas un congrès en ligne qui ne soit que le reflet du Congrès physique. Les modes de consommation ne sont pas les mêmes, il faut adapter le format numérique en conséquence.

Concrètement, cela devrait prendre la forme de programmes, diffusés tout au long de la journée, puis disponibles pendant 3 mois en replay. Cela permettra à chacun de consommer ces contenus à son propre rythme, à n'importe quel moment. Avant il fallait se rendre au Congrès. Désormais, c'est le Congrès qui vient à vous.

Le format distanciel ne risque-t-il pas de cannibaliser le format physique ?


Jean-Luc Flabeau

Je ne le crois pas, mais c'est de toute façon trop tôt pour le dire. L'année dernière, un Congrès 100% numérique a attiré une population différente, qui n'a pas pour habitude de se rendre à ce type d'évènement. Avec ce format hybride, nous espérons toucher à la fois les habitués de notre rassemblement annuel et à nouveau ce public plus récent. Même si bien sûr, nous espérons recevoir un maximum de confrères à Bordeaux.

En termes de chiffres, une dizaine de jours après l'ouverture des inscriptions, nous comptons près de 1 000 inscrits, dont une grande proportion en présentiel. C'est un très beau démarrage.

Quelles sont les adaptations rendues nécessaires par la situation sanitaire ?


Lionel Canesi

Je veux d'abord insister sur un point : nous encourageons les confrères à s'inscrire rapidement. Si demain la jauge, qui est actuellement fixée à 4 500 personnes, se trouvait réduite, nous serons contraints d'accorder les accès au Congrès physique en fonction de la date d'inscription. Nous ne le souhaitons pas, mais en cas d'aggravation de la situation sanitaire, c'est une possibilité.


Jean-Luc Flabeau

En termes d'organisation, nous ne prendrons évidemment aucun risque, et appliquerons strictement les mesures sanitaires en vigueur début octobre. Nous avons notamment fait le choix de prendre un très grand espace pour appliquer parfaitement les mesures de distanciation.


Lionel Canesi

Concrètement, il y a de grandes chances que l'on soit sous pass sanitaire. Mais des incertitudes demeurent, notamment ces derniers temps avec l'apparition du variant Delta. C'est aussi l'avantage du congrès hybride : quelle que soit la situation en octobre, nous serons prêts.

Comment les partenaires de la profession répondent-ils à ces adaptations ?


Jean-Luc Flabeau

A ce jour, nous comptons plus de 200 partenaires qui seront à Bordeaux. La plupart ont donc répondu présents. Il est clair que le format présentiel est irremplaçable pour la prise de contacts et les échanges commerciaux. Nous avons bien sûr travaillé pour améliorer la version en ligne, mais rien ne remplacera un stand physique et la réalité des échanges sur place.

Le programme du Congrès fait état d'intervenants « prestigieux » : pouvez-vous nous en dire plus ?


Jean-Luc Flabeau

Nous attendons encore certaines confirmations, je ne peux donc pas encore tout dévoiler. Mais à ce stade, nous pouvons déjà vous annoncer que Michel-Edouard Leclerc sera présent lors d'une conférence, le jeudi.

Comment l'équipe d'organisation a-t-elle fait face à ces nombreux défis ?


Jean-Luc Flabeau

Je tiens à saluer le travail des deux rapporteurs délégués, Melina Bouyé-Malbec et Damien Dreux, mais aussi le travail de l'équipe locale et de l'ensemble des équipes au niveau du CSOEC. De nombreuses questions logistiques se posent, que ce soit pour l'organisation en présentiel avec les contraintes sanitaires ou en distanciel avec la création d'un nouveau format, et cette équipe d'organisation se dépense sans compter pour y répondre.


Lionel Canesi

Je veux également rendre hommage à l'ensemble des équipes qui travaillent à la préparation de cet événement, et particulièrement à l'équipe des rapporteurs, Jean-Luc bien sûr, en tant que rapporteur général, mais aussi Melina Bouyé-Malbec, et Damien Dreux, rapporteurs délégués.

Pouvez-vous nous expliquer la politique tarifaire retenue ?


Lionel Canesi

Nous avons fait le choix d'un tarif unique, quel que soit le format choisi par les congressistes. L'objectif est d'éviter que le distanciel ne cannibalise le présentiel. Certains ont souligné que l'année dernière, le congrès était gratuit pour les collaborateurs. C'est vrai. Mais d'une part, cela a représenté un coût extrêmement significatif pour le CSOEC et d'autre part, rien n'empêche par exemple un cabinet de prendre deux inscriptions en distanciel pour les deux associés, et de permettre à tous les collaborateurs de profiter des contenus du Congrès.

Nous avons par ailleurs prévu une gratuité du Congrès au format numérique pour nos confrères des territoires d'Outre-Mer.


Jean-Luc Flabeau

Précisons aussi que l'offre distancielle ne se résume pas à des codes d'accès à un site internet. Les cabinets vont recevoir une box, qui inclura beaucoup d'éléments permettant d'organiser le congrès au sein du cabinet : des goodies, la mallette du congressiste, des flyers, des affiches, etc.



Julien Catanese
Directeur éditorial de Compta Online, média communautaire 100% digital destiné aux professions du Chiffre depuis 2003.
Diplômé d'expertise comptable, après 7 ans en tant que rédacteur en chef puis directeur de la rédaction Fiscalistes et experts-comptables chez LexisNexis, je rejoins l'équipe Compta Online en juin 2020.
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