L'intérêt des MOOC pour les étudiants DCG / DSCG

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Modifié le 26/07/2018
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Dans l'article "Connaissez-vous le MOOC ?", je mentionnais l'existence d'un MOOC organisé par le CAVEJ, la seconde édition a eu lieu début 2015.

Après avoir soutenu avec succès mon mémoire d'expertise-comptable en mai 2014, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure des MOOC.

A cette fin, je n'ai pas trop pris de risque et décidé de suivre mon premier MOOC dans un domaine que je maîtrise : le droit des sociétés, organisé par la prestigieuse université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.

Ce MOOC s'est déroulé sur la plateforme France Université Numérique entre le 28 janvier 2015 et le 29 mars 2015.

Le but de cet article est de vous livrer mes impressions sur ce MOOC, mais également d'indiquer aux lecteurs étudiants, l'intérêt de suivre ce type de MOOC dans le cadre des révisions de vos épreuves DCG/DSCG.

Déroulement classique d'un MOOC

Généralement, les MOOC se déroule sur une période de 6/8 semaines. Au début de chaque semaine, vous avez accès à plusieurs nouvelles thématiques.

Dans le MOOC testé, des ressources complémentaires complètent les thématiques étudiées. A l'issue du cours, vous avez la possibilité de tester l'acquisition de vos connaissances par le biais d'un QCM.

Après les 6/8 semaines de cours, vous avez accès au questionnaire final, dont la réussite conditionnera pour une grande part, la délivrance d'une attestation de réussite.

Tout au long du MOOC, vous avez accès à un forum de discussion animé activement par l'équipe pédagogique. Personnellement, j'ai été impressionné par la qualité des échanges entre les différents intervenants, et notamment entre les MOOCeurs.

La charge réelle de travail pour un étudiant DCG/DSCG

La charge de travail est assez faible pour les étudiants classiques, vis à vis de la quantité des connaissances qui doivent être acquises à l'issue du DCG/DSCG. A noter, que vous avez la possibilité de valider les QCM hebdomadaires au cours de la dernière semaine.

Cependant, je vous conseille de conserver une certaine assiduité dans la lecture du cours et dans la réalisation des QCM.

Les ressources complémentaires et l'étude des différents arrêts viennent illustrer utilement certaines notions abordées dans vos cours.

Les points faibles

L'assiduité : à la différence des cours en “présentiel”, il est difficile de trouver la motivation pour suivre un cours le soir et/ou le week-end. Notamment, pour les salariés et les étudiants en alternance.

Une structuration du cours éloignée du cadre “scolaire”. Personnellement, il m'a été difficile de m'éloigner du cadre scolaire que j'ai connu dans mes cours du DECF. Par conséquent, le temps d'apprentissage se trouve allongé.

Si vous ne remplissez pas les conditions requises pour obtenir l'attestation de réussite, vous ne pouvez pas obtenir d'attestation de suivi.

Les thématiques sont survolées. Ceci est compréhensible, car certaines thématiques pourraient faire l'objet d'un MOOC à elle seule.

Il n'a pas réellement de certification stricto sensu.

Les points forts

Un cours et des ressources qui permettent d'aborder sous un autre angle certaines notions délicates. Il s'agit d'une opportunité de revisiter certaines notions pour lesquels vous avez peut-être eu des difficultés consciente et inconsciente de compréhension.

Une mise à jour de la jurisprudence grâce à la diffusion d'arrêt qui peuvent être édités postérieurement à la publication des ouvrages scolaires.

Une véritable communauté autour du MOOC, vous devriez rencontrer d'autres étudiants, mais également des personnes avec des profils totalement différents. La lecture des réponses aux différents cas pratique est enrichissante, et le fait de confronter votre point de vue avec les participants permet de prendre du recul par rapport à vos connaissances. En effet, il y a une réelle différence entre posséder les connaissances et savoir les appliquer à des cas d'espèce.

Conclusion

Les MOOC sont un complément utile pour la préparation des examens DCG/DSCG mais ne peuvent en aucun cas se substituer aux ouvrages de référence. En outre, il serait illusoire de penser maîtriser toutes les notions abordées en DCG/DSCG à travers les MOOC.

Les MOOC francophone et à fortiori les MOOC français sont très récents, mais pour une fois l'Etat français s'est donné les moyens à travers la création d'une plateforme ad'hoc.

Dans un prochain article, nous vous indiquerons une liste de MOOC utile pour chaque épreuve du DCG/DSCG. Par ailleurs, nous indiquerons également les MOOC qui peuvent être utiles au développement des compétences des experts-comptables, à titre d'exemple : le marketing, l'anglais, etc...

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Fabrice Heuvrard, expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre des experts comptables de Paris / Ile de France.

Contact : fh@fh-ec.fr