L'écologie numérique : dématérialiser sans polluer

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La transformation numérique a profondément changé nos modes de vie, et plus personne n'imagine aujourd'hui revenir en arrière. Pourtant le numérique a aussi des conséquences négatives sur l'environnement, souvent sous-estimées.

Quel est l'impact du numérique en matière de consommation énergétique ? Quelles sont les bonnes pratiques à mettre en place, au niveau d'une entreprise ou d'un cabinet ?

Le numérique permet de réduire certains impacts environnementaux

Mesurer l'impact environnemental du numérique est complexe, tant les usages et les technologies évoluent vite. Mais certaines avancées sont difficilement contestables. Citons quelques exemples divers, mais très concrets :

  • les chauffages connectés, qui réduisent la consommation énergétique des immeubles ;
  • le télétravail, qui a un impact direct sur le recours aux moyens de transports [1] ;
  • le taux de remplissage des camions, qui a augmenté de 14% en l'espace d'une quinzaine d'années du fait du développement de systèmes d'information intégrés dans les chaînes logistiques (réduisant ainsi le nombre de camions nécessaires pour transporter une même quantité) ;
  • un accès plus facile au covoiturage, ou aux produits reconditionnés. 

Dans un autre domaine, les cabinets d'expertise comptable peuvent témoigner du fait que le numérique a permis de réduire la pollution liée à l'impression, à l'envoi et au stockage de documents papier. Les armoires et les classeurs se vident, notamment dans les cabinets d'expertise comptable, et c'est tant mieux.

Libeo participe activement à ce mouvement, en réduisant massivement les échanges au format papier. En numérisant la fonction finance, nous évitons l'impression, parfois en double de plusieurs millions de factures. C'est pour cette raison que Libeo est utilisé par certaines entreprises dans une démarche RSE.

Mais l'impact du numérique sur l'environnement n'est pas uniquement positif

En 2020, l'univers numérique français était constitué d'environ 631 millions d'équipements, soit environ 11 par utilisateur. On le comprend, les conséquences écologiques liées à la fabrication et à l'utilisation de ces objets sont forcément importantes. La seule consommation électrique associée représenterait 8,3% de la consommation totale française [2].

Le réseau Internet en lui-même a aussi un coût écologique. La transmission d'informations vers l'autre bout du monde mobilise des câbles, des data centers, et d'autres équipements qui consomment de l'énergie. Or, certaines de nos habitudes quotidiennes démultiplient ce coût environnemental. Le streaming, par exemple, représenterait 60% des flux de données sur Internet [3].

Autre habitude quotidienne avec un fort impact environnemental : envoyer trop de courriers électroniques, surtout avec une pièce jointe volumineuse et de nombreuses personnes en copie. Dans ce domaine aussi, c'est à la fois la transmission et l'archivage de ces données sur des data centers qui consomment de l'énergie : envoyer un e-mail consomme autant que son stockage pendant 1 an [4].

L'écologie numérique

L'écologie numérique, ou « écologie digitale », a pour but de limiter les effets nuisibles des écosystèmes numériques pour l'environnement. Bien que toute la responsabilité ne repose évidemment pas sur les utilisateurs finaux, de nombreuses mesures concrètes peuvent être prises, comme garder le plus longtemps possible ses équipements numériques, opter pour du reconditionné, mettre en veille ses appareils électroniques ou sélectionner des produits labellisés [5].

Dans le cadre professionnel, un effort particulier peut être fait en matière de courrier électronique. L'utilisation de solutions collaboratives s'avère être une mesure simple et efficace de réduction du nombre de mails. En centralisant les informations et pièces nécessaires en un seul et même endroit, on fluidifie les échanges, supprime les erreurs de versions de fichier, mais on réduit aussi son empreinte écologique.

C'est la logique de Libeo, qui constitue une véritable base de fournisseurs et clients, et propose ainsi d'être le centre de pilotage de la fonction finance de votre entreprise. Plus besoin d'échanger des mails avec vos clients, fournisseurs, ou votre direction financière : toutes les informations sont là !

L'innovation comme solution ?

Bien sûr, aucune solution n'est parfaite. Les data centers, qui stockent les données du cloud, consomment aussi beaucoup d'énergie. Mais dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, innovation et prise de conscience commencent à donner de bons résultats. De nouvelles technologies de refroidissement des serveurs voient le jour, diminuant leur consommation de 40%, des solutions apparaissent pour digitaliser les flux toujours plus intelligemment, les entreprises s'engagent chaque jour davantage dans la prise en compte de leur responsabilité sociale et environnementale... en résumé de nombreuses initiatives portent leurs fruits !

Libeo est engagé dans ce domaine, et permettra bientôt de calculer l'empreinte carbone liée aux flux financiers des entreprises.

[1] Voir « Comment concilier transition écologique et numérique ? », de Gilles Babinet, publié sur le site de l'Institut Montaigne

[2] Impacts environnementaux du numérique en France, GreenIT.fr

[3] Voir « La pollution numérique, qu'est-ce que c'est ? », Greenpeace

[4] « Apprendre à réduire son empreinte numérique », WWF

[5] Pour d'autres mesures concrètes, voir « Apprendre à réduire son empreinte numérique », WWF


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