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Ce qui doit découler de l'ubérisation du métier d'avocat

Article écrit par L'équipe de la rédaction
Modifié le 30/05/2016
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Employons plutôt le mot « disruption » plus approprié, car il ne s'agit pas de remplacer le métier d'avocat, encore moins de s'en passer, mais plutôt de le repenseret de l'adapter aux différentes conjonctures actuelles.

Le même phénomène se produit avec le métier d'expert-comptable, et peu à peu, avec celui de médecin. Peu ou pas préparés à la digitalisation grandissante de la sphère professionnelle, ces professions se trouvent rapidement dépassées face à de nouvelles fonctions nées de cette digitalisation, couplée à l'innovation.

Dans le cas des avocats, cela s'illustre par l'émergence des « legal start-up » qui ont pour objectif de faire profiter leur clientèle des informations et des services du droit à moindre coût, contrairement à la consultation d'un avocat...

C'est pourquoi, plutôt que de se laisser dépasser par les changements inhérents au numérique, les avocats sont invités, comme les experts-comptables, à amplifier leur véritable valeur ajoutée : leur expertise, autrement dit ce qu'aucune « legal start-up », sauf si elle  coopère déjà avec un avocat, ne peut apporter.

Idéalement, il serait même judicieux que « legal start-up » et avocats se complètent l'un et l'autre, chacun d'eux commençant à expertiser là où le savoir-faire de l'autre est limité.

Ces jeunes entreprises, malgré tout leur professionnalisme, ne peuvent évidemment pas toujours palier au statut d'expert du droit de l'avocat. C'est pourquoi, ce dernier doit se servir de cette vérité inaliénable pour rebondir et rehausser le caractère indispensable de son métier, tout comme l'expert-comptable, une fois de plus : le conseil direct d'expert et donc, le rapport humain.

 

Arguments à retrouver sur village-justice.com

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