Baromètre sur le financement et l'accès au crédit des PME

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Modifié le 12/07/2017
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Ifop a récemment réalisé un sondage concernant l'accès à l'investissement pour les PME. L'étude a été administrée auprès de 402 dirigeants de PME, c'est-à-dire un échantillon représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.

Cette étude a permis à KPMG de dresser le baromètre sur le financement et l'accès au crédit des PME.
Dans cet article, vous allez découvrir quelles en sont les tendances en 2017.

Les dirigeants sont moins inquiets qu'ils l'étaient en 2012

Même si le niveau d'inquiétude du côté des dirigeants reste élevé, avec un total de 78% de dirigeants inquiets, nous constatons une baisse significative par rapport à 2012, où les dirigeants se disaient inquiets par rapport à la situation économique à 90%.

Il s'agit du même constat lorsqu'il s'agit de l'avenir à court et moyen terme. Alors que 58% des dirigeants se disaient inquiets pour leur activité pour les mois à venir en 2012, ils ne sont plus que 41% aujourd'hui.

Les principales difficultés financières sont liées au coût du travail et à la complexité du code du travail

Cette difficulté, en augmentation de 7 points depuis juin 2016, est rencontrée par la majorité des dirigeants. Plus précisément, 78% des dirigeants interrogés se disent touchés par cette difficulté. Cette difficulté est d'autant plus présente pour les petites entreprises de 10 à 19 salariés (82% des dirigeants interrogés) et dans le secteur du BTP (85% des dirigeants dans le BTP interrogés).

Les 2 autres difficultés les plus rencontrées, toutes deux à 57%, sont la baisse de la rentabilité et les problèmes liés au recrutement. Il faut par ailleurs souligner que ces 2 difficultés n‘ont pas progressé par rapport à juin 2016.

Des besoins de financement en baisse mais une augmentation des besoins en financements d'investissements

Seulement 49% des PME interrogées ont au moins un besoin de financement, contre 71% en septembre 2015. En revanche, les besoins en financements d'investissements augmentent depuis juin 2016, passant de 31% à 37% des PME en France.

Les banques ont durci leurs conditions d'obtention d'un crédit

70% des dirigeants de PME ont constaté au moins une mesure de durcissement supplémentaire, avec en tête de liste la demande de garanties supplémentaires, des frais bancaires élevés ou encore des montants libérés plus faibles que demandés.

D'autres mesures, comme la réduction des comptes courants, la demande de cautions et l'augmentation du délai d'acceptation sont également citées. De ce fait, 25% des dirigeants interrogés disent se restreindre dans leurs investissements en raison de ce durcissement observé.

La simplification réglementaire et la baisse des charges sociales sont les priorités des dirigeants de PME à l'approche de l'élection présidentielle

Plus de 50% des dirigeants interrogés estiment que des mesures relatives à la simplification réglementaire des PME et à la baisse des charges sociales sont déterminantes. Le troisième enjeu le plus plébiscité est la garantie d'une stabilité fiscale. En revanche, la possibilité d'augmenter le temps de travail hebdomadaire est, pour 32% des dirigeants, un enjeu secondaire.

Avant l'élection présidentielle, les dirigeants attendent une baisse d'impôt, le relèvement des seuils sociaux sur la création d'emplois et l'adhésion à la fixation du temps de travail par référendum.

La majorité des dirigeants s'accordent à dire qu'une baisse d'impôt sur les sociétés de 33% à 25% aurait des impacts favorables sur la trésorerie, la confiance des entrepreneurs, l'attractivité de la France, les dépenses d'investissement et les effectifs de l'entreprise. De plus, 75% des dirigeants estiment qu'un relèvement des seuils sociaux augmenterait la création d'emplois. Enfin, 70% sont favorables à la mise en place de référendums pour fixer le temps de travail hebdomadaire.

Pour conclure, les dirigeants des PME françaises se disent moins inquiets qu'il y a 5 ans, que ce soit en l'avenir pour leur PME ou face à la situation économique de la France. Ils notent tout de même un durcissement d'accès au crédit. Face aux difficultés rencontrées et à l'aube des élections présidentielles de cette année, ils attendent une baisse d'impôt, un relèvement des seuils sociaux et la mise en place de référendums pour fixer le temps de travail hebdomadaire.

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L'équipe de la rédaction sur Compta Online